³ÉÈËVRÊÓÆµ

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La boussole interne du cerveau pourrait jouer un rôle dans la préservation des souvenirs

Une étude apportant une explication à un phénomène mal compris pourrait se révéler pertinente pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer
puzzle in shape of brain
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 1 April 2026

Une découverte faite par une équipe de recherche de l’Université ³ÉÈËVRÊÓÆµ jette un nouvel éclairage sur les mécanismes de rétention des souvenirs, à l’œuvre malgré les variations constantes de l’activité cérébrale.

Publiée dans , l’étude préclinique révèle que la boussole interne du cerveau reste remarquablement stable au fil du temps. Les résultats semblent indiquer que ce sens de l’orientation pourrait servir de point d’ancrage à la mémoire.

« C’est une question qu’on se pose depuis longtemps : si les structures mémorielles du cerveau ne cessent de changer, comment nos souvenirs peuvent-ils rester aussi stables? Nos résultats apportent une explication », dit Adrien Peyrache, professeur agrégé au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université ³ÉÈËVRÊÓÆµ, directeur du Laboratoire Peyrache au Neuro (Institut-Hôpital neurologique de Montréal) et auteur en chef de l’étude.

La boussole interne, ou système de direction, est un réseau de neurones qui suit la direction vers laquelle nous sommes orientés lorsque nous nous déplaçons. En outre, il relie le siège de la mémoire, l’hippocampe, au reste du cerveau.

Pendant plusieurs mois, l’équipe a suivi ces neurones chez des souris à l’aide de microscopes miniatures fixés sur la tête des animaux. Elle a découvert que la structure du système de direction demeurait intacte, même lorsque l’hippocampe se réorganisait.

Elle a également découvert que lors de l’exploration d’un nouveau lieu, la boussole du cerveau établissait rapidement un point de référence directionnel – c’est-à-dire, essentiellement, qu’elle situait le nord ou le sud – et conservait ce sens de l’orientation lors d’un retour au même lieu plusieurs semaines plus tard.

« Ces résultats mettent en lumière un contraste surprenant, déclare Adrien Peyrache. L’hippocampe peut réorganiser son activité au fil du temps, mais le système de direction, lui, fournit une base très stable pour interpréter les informations spatiales. »

Ces observations sont pertinentes pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer, ajoute-t-il, car le fait de se perdre ou de se sentir désorienté est souvent l’un des premiers signes avant-coureurs de la maladie; d’ailleurs, il se manifeste parfois avant qu’une perte de mémoire soit clairement perceptible.

« Si on comprend les mécanismes qui maintiennent la stabilité spatiale, on pourra peut-être mieux cerner la cause de leur détérioration et améliorer le dépistage précoce et les stratégies thérapeutiques », conclut Adrien Peyrache.

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L’article « », par Sofia Skromne Carrasco, Guillaume Viejo et Adrien Peyrache, a été publié dans Nature.

Cette étude a été financée par le Programme des chaires de recherche du Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le programme conjoint canado-israélien de recherche en santé, le Fonds Nouvelles frontières en recherche, le programme Cerveau en santé, vie en santé et le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier.

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