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Expositions

Zoology Collection, photo by Alex Tran
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Les expositions de chaque étage sont présentées ici afin de vous donner un avant-goût de ce que vous y trouverez. Ces information que vous trouverez ici vous aideront à guider votre visite individuelle ou en groupe (si tel est le cas, n'oubliez pas de faire une réservation de groupe à l'avance!).

Consultez notre brochure afin de voir un plan détaillé des expositions.

Expositions spéciales

Dans cette section pour pourrez en dĂ©couvrir plus sur nos expositions temporaires. Vous y trouverez aussi de l'information supplĂ©mentaire sur nos nouveaux projets et sur les amĂ©liorations faites dans les galleries etĚýĂ  travers le musĂ©e.ĚýĚý

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Le Musée Redpath a le devoir et la responsabilité de reconnaître son histoire coloniale avec vérité et transparence.

Collections transparentes est un projet qui s’inscrit dans les initiatives mises en place afin de favoriser des actions sincères et constructives en matière de réconciliation et de mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).

Présenté sous forme de blogue, Collections transparentes informe le public des changements apportés aux salles d’exposition en mettant en lumière les réflexions, les démarches et les décisions qui guident le travail de l’équipe de conservation et de la direction du musée.

Veuillez noter que ce blogue porte sur les expositions seulement, mais que les efforts en matière de mise en œuvre de la DNUDPA dans la gestion des collections sont également au cœur de nos priorités.


Retrait des restes humains dans les expositions
(2021-2027)

En 2021, le Musée Redpath a pris la décision de retirer des vitrines tous les restes ancestraux qui y étaient exposés. Cette décision, mûrement réfléchie, a été prise en considérant plusieurs facteurs : les besoins exprimés par les communautés locales et d’origines, l’éthique et la sensibilité reliées au fait d’exposer des restes humains acquis en contexte colonial (sans consentement), et les recommandations en matière de soins respectueux concernant les ancêtres dans les musées.

Dans une logique de bienveillance, le musée s’inspire de modèles implantés dans certains musées dans le monde, qui ne considèrent plus les restes humains comme faisant partie des collections et qui les séparent du reste des collections dans des espaces dédiés aux ancêtres.

Cette initiative vise à offrir un endroit de repos et de transition pour les ancêtres. En effet, même si le Musée Redpath adopte une approche pro-active envers le rapatriement, le ramatriement et la restitution, la préparation en vue d’un retour nécessite du temps, beaucoup de recherche et des ressources. Pendant cette préparation, les ancêtres conservés au musée seront déplacés vers ce nouvel espace de repos, grâce à un financement obtenu auprès du Programme d’assistance aux musées (PAM) de Patrimoine canadien (2026-2027).

En 2021, une bannière de médecine de rue (Chine. Bois, métal, dents humaines), un Tsantsa (Pérou ou Équateur. Restes de singe, contient possiblement des restes humains), et une personne momifiée provenant d’Égypte ont été retirés des expositions.

En 2026-2027, les deux personnes momifiées venant d’Égypte qui sont toujours en exposition dans la section d’Égypte Ancienne seront retirées.

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Vous ne voyez plus les momies? Une exposition en transition
(Février 2026)

Cette intervention dans l’exposition permanente sur l’Égypte ancienne s’inspire des « Tours inconfortables » créés par l’historienne de l’art Alice Procter. Elle consiste en l’installation d’un vinyle semi-transparent créant un effet de verre fumé. Ce dispositif symbolise la transition vers le retrait futur des restes humains de l’exposition et amène le déplacement du regard des visiteurs vers les panneaux d’interprétation plutôt que vers les personnes momifiées elles-mêmes.

Le titre de cette exposition en transition interpelle le visiteur par la question : « Vous ne voyez plus les momies? », afin de susciter une réflexion sur le sens et les objectifs de l’intervention. Le texte d’accompagnement aborde ensuite l’objectification des restes humains momifiés en contexte muséal, ainsi que les enjeux éthiques liés à leurs conditions d’acquisition au XIXe siècle.

Enfin, les visiteurs sont invités à participer à la réflexion en inscrivant leurs commentaires et impressions dans le cahier DIALOGUE installé au centre de l’exposition.


Monnaies d’échange en Afrique
(2004-2026)

La vitrine d’exposition intitulée « Monnaies africaines » a fait partie de l’exposition permanente de 2004 à 2026. Cette exposition visait à présenter la diversité des monnaies d’échanges utilisées sur le continent africain, ainsi que les influences du commerce avec les pays du Moyen-Orient et d’Europe et l’impact des colonisations. Les biens culturels présentés étaient les suivants :

  • Bracelets pour bras et chevilles/Colliers, Angola, fer et cuivre
  • Double Gong, Congo, fer, fibre vĂ©gĂ©tale
  • Pièces de monnaie, sud-est de l’Afrique, cuivre
  • Manilles, CĂ´te d’Ivoire et NigĂ©ria, bronze
  • Croisette de Katanga ou Handa, RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, cuivre
  • Bracelet/Ornement, RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, laiton
  • Ceinture de cauris, RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo
  • Textile ou Madiba, RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, fibre de palme
  • Pigment du Tukula, Congo, bois
  • Ornement de cou, Cameroun, laiton
  • Couteau, RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, mĂ©tal et bois
  • Lance ou Liganda, rĂ©gion de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, mĂ©tal

Bien que la vitrine mentionnait le fait que certaines de ces monnaies aient été utilisées dans le contexte de la traite des personnes durant l’esclavage, le projet de recherche-création réalisé par l’artiste Stanley Wany au cours de sa résidence au Musée Redpath (2024-2025) a révélé un important manque de contextualisation concernant l’appropriation du patrimoine culturel des peuples africains par les puissances coloniales, ainsi que son exploitation et son instrumentalisation comme monnaie d’échange dans la traite des êtres humains.
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Le retrait de ces objets répond à une volonté de réfléchir aux enjeux éthiques et mémoriels que soulève leur exposition, notamment en raison de leur lien avec l’histoire coloniale et la traite des êtres humains.


Les Tsantsas et le marché du tourisme
(2004-2021)

La vitrine présentant un tsantsa (Pérou ou Équateur) associé au marché touristique a fait partie de l’exposition permanente de 2004 à 2021. Toutefois, il semble qu’il ait été exposé au musée depuis bien plus longtemps. L’analyse morphologique suggère que ce tsantsa a été fabriqué à partir de la tête d’un singe et qu’il aurait été préparé selon des techniques traditionnelles dans le but d’être vendu comme souvenir.

Le tsantsa a été retiré de l’exposition puisque, malgré sa fabrication présumée à des fins touristiques, il demeure possible qu’il contienne des restes humains. Par ailleurs, les études menées jusqu’à présent n’ont pas permis d’établir avec certitude son affiliation culturelle. Il est donc encore impossible de déterminer s’il a été fabriqué par une personne shuar ou achuar, ou encore par une personne non autochtone ayant acquis la maîtrise des méthodes traditionnelles de fabrication.

L’exposition abordait le système complexe de croyances spirituelles dans lequel s’inscrivaient les tsantsas, ainsi que les techniques utilisées pour leur fabrication. Elle présentait également le contexte historique dans lequel la fascination des touristes occidentaux pour les « curiosités exotiques » a engendré un marché florissant pour les tsantsas. À la fin du XIXᵉ siècle, la demande touristique avait atteint une telle ampleur que les peuples autochtones qui les fabriquaient, de même que des producteurs non autochtones, ont commencé à créer des tsanstas destinés à la vente.


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Pour en savoir plus sur nos collections et nos conservateurs, rendez-vous Ă  la section Collections!.

Reconnaissance des Terres

L’UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ est situĂ©e sur un territoire qui a longtemps servi de lieu de rencontre et d’échange autochtone, notamment pour les Haudenosaunee et les Anishinaabeg. Nous saluons et remercions les divers peuples autochtones qui ont enrichi de leur prĂ©sence ce territoire qui accueille aujourd’hui des gens de partout dans le monde.

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Énoncé sur le ramatriement, rapatriement et restitution

Nous reconnaissons que le retour et la restitution du patrimoine culturel et naturel aux communautés d'origine est un élément essentiel de la réconciliation et de la reconnaissance des droits fondamentaux des peuples autochtones. Dans le cadre d'efforts plus larges visant à activer les normes présentées dans le rapport de l'Association des musées canadiens intitulé Portés à l'action: Appliquer la DNUDPA dans les musées canadiens (2022), le Redpath travaille à la mise en place de pratiques de restitution proactives. Conformément à notre Politique de gestion des collections (2024), les demandes de restitution seront reçues par la directrice du Musée Redpath et seront traitées au cas par cas.

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Nous accueillons chaleureusement l’ensemble des personnes visitant le Musée et souhaitons vous fournir des informations utiles afin que vous puissiez planifier votre visite au Musée Redpath en toute confiance.

Veuillez noter que le Musée Redpath est situé dans un bâtiment historique qui ne répond pas actuellement aux normes d’accessibilité universelle. À ce jour, il n’y a ni rampes ni ascenseurs, et l’accès au musée, aux salles d’exposition (situées sur trois étages) et aux toilettes nécessite l’utilisation d’un escalier central.

Les toilettes du bâtiment sont genrées et situées au sous-sol. Les toilettes inclusives (information en anglais seulement) les plus proches se trouvent dans le pavillon de la bibliothèque McLennan (M6-37C).

En raison de l’architecture et des espaces ouverts, les salles d’exposition peuvent devenir bruyantes lors des périodes de forte affluence.

Veuillez également noter que le bâtiment n’est pas climatisé. Pendant les périodes de chaleur, la température intérieure devient supérieure à la température extérieure.

Nous reconnaissons que ces conditions peuvent limiter l’accès pour certains visiteurs et nous nous engageons à améliorer l’accessibilité au fil du temps.

Si vous avez des questions spécifiques liées à l’accessibilité, nous vous encourageons à nous contacter à l’adresse suivante : redpath.museum [at] mcgill.ca.

Pour des informations détaillées, veuillez consulter le rapport d’accessibilité 2025.

Pour en savoir plus sur l’état et la portée du projet d’accessibilité, veuillez cliquer ici.

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