³ÉÈËVRÊÓÆµ

Les registres publics : études transversales et réflexions critiques 

Les registres publics se multiplient ces dernières années. Une recherche préliminaire menée par le Centre Crépeau a permis d'en repérer plus de 80 au Québec. Quels en sont les usages, les fonctions et les risques ?

Ces questions animent plusieurs activités du Centre Crépeau en 2026-2028, dont le colloque international qui se tiendra vendredi le 23 octobre 2026 à la faculté de droit de l’Université ³ÉÈËVRÊÓÆµ.

De plus, les Ateliers de droit civil organisés par le Centre Crépeau en 2026-2028 s’intéressent aux registres publics qui interviennent dans les principaux domaines du droit privé, notamment en droit des biens, en droit des personnes, en droit de la famille et en procédure civile.

Les registres publics sont des dispositifs familiers, présents dans de nombreux domaines. Pensons aux registres fonciers, des droits personnels et réels mobiliers, de l'état civil, des dons d'organes, des dispositions testamentaires, des entreprises, des loyers, des personnes déclarées quérulentes, des délinquants sexuels, des espèces en péril, du lobbyisme ou encore aux plumitifs judiciaires.

Longtemps associés à des fonctions de preuve, publicité des droits et sécurité des transactions, les registres publics connaissent aujourd'hui des transformations importantes. Leur prolifération récente s'accompagne d'un élargissement de leurs usages et de leurs fonctions qui découle probablement de leur centralisation et de leur numérisation. Au-delà de leurs fonctions classiques, ils servent désormais à identifier des personnes, encadrer et organiser des activités, gérer l'accès à certains droits ou services, surveiller des comportements ou encore soutenir des mécanismes de contrôle et de sanction. Ils apparaissent aujourd'hui comme une infrastructure essentielle de la gouvernance publique, de la vérification sécuritaire et de la vigilance d'affaires.

Sous un autre aspect, les registres publics affectent de manière significative les rapports juridiques, économiques et sociaux : ils déterminent ce qui est reconnu, visible et opposable, par exemple l'identité de genre ou le lien matrimonial; ils participent à la création de la richesse et à l'organisation des marchés. Si les registres publics favorisent la transparence de l'action publique et l'accès à l'information, ils posent aussi des questions importantes en matière de protection de la vie privée, de moissonnage et de croisement des données personnelles, de sécurité des données et de leur exploitation commerciale. L'essor des intelligences artificielles accentue ces dynamiques et questionnements.

Cette programmation est rendue possible grâce au soutien financier du Fonds d’études notariales de la Chambre des notaires du Québec. La Chambre des notaires n’est pas responsable du contenu, ce dernier relevant de la responsabilité exclusive du Centre Crépeau et des participant·es à ses activités.

Le Centre Crépeau remercie la et le pour leur appui financier. 

                 

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